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"Jardin" Huile de Claudy
http://www.chezclaudy.com
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"Jardin Buchard" Huile d'Hildegarde Carle
http://sites.rapidus.net/hildeg/
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Souvenir
L'hôtel de la calanque,
Doux souvenir d'été.
Les joueurs de pétanque
Leur familiarité.
Les fenêtres mi-closes
Aux rayons trop ardents,
Et le bouquet de roses
Dans notre verre à dents.
Nos deux corps sur le sable
Tendrement enlacés,
Et le goût délectable
Des chocolats glacés.
Les repas table d'hôte,
Les rires et les chants.
La magie de la Côte
Dans les soleils couchants.
L'hôtel de la calanque,
Doux souvenir d'été.
Ton bel amour me manque,
Que tu as emporté.
Renée Jeanne Mignard
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Soir d'été
Chantons une ritournelle
Au papillon mordoré,
Qui danse sous la tonnelle
Autour du globe doré.
Elle s'est fermée, la rose trémière,
L'eden odorant cache son trésor,
Ebloui, grisé, ivre de lumière,
Le bel imprudent tourbillonne encor.
Au bord de l'étang qui dort à la brune,
Les saules pleureurs bruissent doucement.
Ecrin de velours au croissant de lune,
L'azur étoilé n'est qu'un diamant.
Généreux été, merveilleuse offrande,
Nirvana du corps sevré de désirs.
Enfin apaisé, le coeur ne demande
Qu'à se souvenir des nobles plaisirs.
Quand aux premiers temps de la renaissance,
Chaque aube nouvelle était un cadeau,
Quand dans les années de la connaissance,
La vie s'écoulait, comme frais ruisseau.
Il s'en est allé, le bonheur fugace,
Soudain mon destin te fut étranger.
Personne depuis n'occupe ta place,
Sur le banc de bois, près de l'oranger.
L'ombre peu à peu gagne toute chose,
Fait de mon jardin un monde irréel,
Au couchant là-bas, un nuage rose,
Avant de sombrer embrase le ciel.
La nuit tout à coup étreint les tonnelles.
Plus de papillon, il a déserté.
Le bel imprudent s'est brulé les ailes,
Comme je l'ai fait un beau soir d'été.
Renée Jeanne Mignard
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Ode à la rose
Ô rose, que tu as de charmes,
Dans l'air frais du petit matin,
Quand la rosée pleure ses larmes
Sur ton corsage de satin.
L'éclat de ta robe sanguine
Eblouit plus d'un papillon.
De l'abeille qui te butine,
Tu sais le méchant aiguillon.
D'une miraculeuse ondée,
Tu rêvais dans l'été vermeil,
Offrant ta corolle assoiffée
A l'ardent baiser du soleil.
Bientôt les couleurs de l'automne
Terniront un peu ta beauté.
Vois , déjà la vie abandonne
La fleur qui gît à ton côté.
Mais ce matin, tu es si belle
Que jalouse de ta splendeur,
Voilà qu'une guêpe cruelle
Est venue te mordre le coeur.
Reine de mon jardin, ô rose,
Tu tends au soleil triomphant
Ton calice d'or où se pose,
Le regard ému d'un enfant.
Renée Jeanne Mignard
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Pantoum à l'amoureuse
Elle est gaie ce matin, la douce jouvencelle.
C’est l’été, il fait chaud, son cœur est amoureux.
Elle offre sa beauté au soleil généreux,
Mollement allongée dans une balancelle.
C’est l’été, il fait chaud, son cœur est amoureux.
Elle sourit au bleu du ciel qui étincelle,
Mollement allongée dans une balancelle,
Auprès de la fontaine, aux pleurs mélodieux
Elle sourit au bleu du ciel qui étincelle,
Suit d’un envol d’oiseaux les élans gracieux,
Auprès de la fontaine aux pleurs mélodieux,
Elle est toute à sa joie d’être adorée, si belle.
Suit d’un envol d’oiseaux les élans gracieux.
Dans son cœur plein d’amour chante une ritournelle.
Elle est tout à sa joie d’être adorée , si belle.
Demain le oui joli les unira tous deux.
Dans son cœur plein d’amour chante une ritournelle.
Le bonheur d’être à lui fait pétiller ses yeux.
Demain le oui joli les unira tous deux.
Elle est gaie ce matin, la douce jouvencelle
Renée Jeanne Mignard
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Sonnet à la ville endormie
Que c’est mystérieux une ville qui dort,
Fenêtres, volets clos, ses ruelles désertes,
Le silence profond de ses maisons offertes
Au regard du rôdeur, qui jamais ne s’endort.
Pourtant on veille encor dans le bistrot du port
Où l’on chante, où l’on boit à futailles ouvertes.
Le marin qui se livre aux caresses expertes
Sera pauvre demain, mais bénira son sort.
Le passant attardé qui pour rentrer se presse,
Ne sait pas que déjà, la nuit enchanteresse
Etend sur la cité son manteau de velours.
Jusqu’à l’éveil d’Eos, qui déchire ses voiles,
Neuve chaque matin, recommencée toujours,
La ville va bercer ses myriades d’étoiles.
Renée Jeanne Mignard
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L'août
Au jardin assoiffé, la capucine bâille.
Dans le cœur d’une rose une abeille s’endort.
A la claire fontaine un geai s’abreuve encor.
La glycine est au bleu sur la vieille muraille.
Dans le ciel du mois d’août il n’est pas un nuage.
Le bourg fait le gros dos et lézarde au soleil.
Calme, à peine ridée, l’Indre au reflet vermeil
Dans la fraîcheur du lit berce une fleur sauvage.
Phébus darde ses feux sur le bois et le champ,
Les maisons de la rive ont fermé le volet.
L’arbre ne frémit plus, la colombe se tait
Ils ne s’animeront qu’à l’heure du couchant.
La plage a déployé ses rouges parasols.
L’enfant s’est endormi sage comme une image,
Alors que resplendit, là-bas, près du rivage,
L’éclatante blondeur d’un champ de tournesols.
Heureux jours de l’été
Sous le ciel de Touraine.
Jours de beauté sereine
Et de félicité
Renée Jeanne Mignard
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Haïkai d’été
un rai de soleil
caresse le ciel de lit
l’été sera chaud
au cœur d’une rose
ivre repue de nectar
l’abeille s’endort.
dans le champ de blé
une marguerite embrasse
un coquelicot.
sous le parasol
la belle s’est endormie
le soleil l’attend
le château de sable
à l’instant s’est écroulé
un enfant gémit
la cigale fait
un vrai travail de fourmi
pour gagner son pin.
la petite vague
est en pleurs elle s'est fait
mal sur un rocher.
perle de rosée
tu vas abreuver le cœur
d’un volubilis
une goutte d’eau
a perdu sa courte vie
au bec d’un oiseau
dans cette croisière
vous aussi mon cher m'avez
menée en bateau.
Renée Jeanne Mignard
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Orage
Au sein de la naissante aurore,
Alors que l'oiseau engourdi
Ne vocalise pas encore,
Un coup de tonnerre assourdi
Résonne dans la maison vide.
Un éclair a flambé soudain.
Embrasement du ciel livide,
Ruissellement d'or au jardin.
L'orage à présent se rapproche,
La pluie crépite sur le toit,
Et dans la forêt toute proche,
Le merle reste sans voix.
Le lièvre se terre en son gite.
L'écureuil s'éveille en sursaut,
Giflé par le vent qui agite
Les branches vives du bouleau.
Le vent fou qui hurle sa peine,
Epoux trop fougueux de la pluie
Qui tourbillonne et se déchaîne,
Frappant la rose à l'agonie.
Puis tout à coup le grand silence,
Un merle sur l'herbe du pré,
Les nuages gris en partance,
Le soleil à l'est empourpré.
Le meilleur, le pire en partage,
Le tonnerre, et puis l'embellie,
Et l'arc-en-ciel après l'orage,
C'est l'image de notre vie.
Renée Jeanne Mignard
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Rondeau à l’été
Enfin l’été, le ciel pavoise,
Il revêt l’habit bleu turquoise
Du matin au couchant vermeil.
La colombe chante l’éveil,
Seulette sur le toit d’ardoise.
Au salon l’horloge comtoise
Rythme le temps qu’elle apprivoise,
Appelant l’heure du réveil.
L’aube est d’un attrait sans pareil,
Sa beauté me laisse pantoise,
Enfin l’été.
Elle est plutôt d’humeur narquoise,
La jolie et jeune bourgeoise,
Qui dans le plus simple appareil,
En livrant son corps au soleil,
Va ressembler à l’iroquoise.
Enfin l’été.
Renée Jeanne Mignard
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Eden
Un ciel couleur d’orage assombrit le jardin.
La dernière jonquille est morte ce matin.
Toute vie a quitté son beau calice d’or.
Une jacinthe bleue auprès d’elle s’endort.
Le narcisse orgueilleux, ivre de sa beauté,
Ne verra pas demain, n’a jamais vu l’été.
L’iris, le muscari, la frêle pâquerette,
Le crocus, la pensée, la tendre violette,
N’accompagneront plus la douce rêverie.
La tulipe se meurt, l’anémone est flétrie.
Le lilas dépérit, le seringa aussi,
Et pour la primevère, il n’est pas de sursis.
La pivoine aujourd’hui ne s’éveillera pas.
Le printemps finissant la conduit au trépas.
Et puis, soudainement, au parcours des allées
S’étalent la splendeur d’un buisson d’azalées,
Le velours somptueux du noble dahlia,
L’étincelant émail du frais bégonia.
Et puis viendront l’arum et l’œillet de poète,
La rose, le lupin et le pied d’alouette,
L’aster exubérant, la sauvage glycine,
Le lent volubilis, la fraîche capucine.
C’est superbe un jardin ! Au printemps, en été,
C’est un havre de paix, un monde de beauté,
C’est le plaisir des yeux, la jeunesse du cœur,
Un message d’amour, un rêve de bonheur.
C’est au fil des saisons le miracle attendu,
Qui nous fait retrouver le paradis perdu
Renée Jeanne Mignard
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Fleur de milleperthuis Photo de Pierre Coutreau
http://pierre.coutreau.free.fr
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"Les roses" Aquarelle de Béa
www.jardindebea.be
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Merci à vous, amies et amis , qui me permettez d'illustrer mes poèmes de la belle façon.
Je vous aime et je vous embrasse. Renée Jeanne
"L'appel divin" la musique qui accompagne cette page, est comme toujours de Michel Pépé : www.michelpepe.com
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Les poèmes de Renée Jeanne Mignard sont la propriété de l'auteur. Tout usage quel
qu'il soit est interdit sans son approbation. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou des ayants droit est illicite et constitue un délit de contrefaçon passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende. (Code de la propriété intellectuelle)Loi du 11mars 1957

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