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"Neige" Aquarelle d'irène Gendron
www.cirda.com
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"Calme d'hiver" Huile d'Hildegarde Carle
http://sites.rapidus.net/hildeg/
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Etrange
Etrange, contre toute attente,
L’hiver n’est pas au rendez-vous.
Douceur d’automne, et pluie battante,
Les éléments deviennent fous...
Pourtant on aurait pu prétendre
Au miroir du ruisseau gelé.
Décembre n’a pas le cœur tendre,
Quand le soleil s’est exilé.
Au contraire, d’humeur égale,
Le thermomètre monte encor.
Si le plus frileux se régale,
C’est dommage pour le décor.
Pas le moindre flocon de neige
Et pas de givre sur les toits.
Nous n’aurons pas le privilège
D’un Noël blanc comme autrefois.
Que de batailles mémorables,
Nous disputâmes, toi et moi
Lorsque de ces boules friables
Au lancer, tu étais le roi.
Chaque étrangeté a son prix.
Le temps qui s’adoucit soudain
Est léger pour les sans-abri,
Et clément pour ceux qui ont faim.
Ne cédons pas à la critique
Si de saison il n’y aura.
En se montrant moins tyrannique,
L’hiver n’est pas si fou que ça.
Renée Jeanne Mignard
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L'hiver
A moins sept, ce matin, le thermomètre tousse.
Un petit vent mauvais vous transperce, vous pousse
Sitôt que vous osez mettre le nez dehors.
Janvier, sournoisement, a changé le décor.
Le givre scintillant a recouvert les treilles.
Elle ne chante plus, la fontaine aux abeilles.
La pelouse est gelée et craque à chaque pas.
Les grands arbres noircis lèvent au ciel leurs bras,
Comme pour implorer la grâce souveraine.
Les oiseaux attristés par l'attaque soudaine,
Avares de leur chant dans le petit jour gris,
Auront bien de la peine à trouver des abris.
Rare est le promeneur dans les rues du canton.
C'est bien emmitouflés des pieds jusqu'au menton
Que les plus courageux vont braver la froidure,
Maudissant la rigueur de Madame Nature,
Laquelle réjouit l'amateur forcené
Qui, dès soleil levé, l'oeil pleureur, goutte au nez,
Photographie sans fin la cité enneigée.
Ah! Qu'il la reverra, cette image figée.
Devant tout un chacun, il dira chaque fois:
"Je n'avais de ma vie jamais eu aussi froid.
Même pas l'hiver où...Même cet hiver là" !
Et les jours passeront, et l'été sera là.
Il fera en Juillet une chaleur énorme,
Qui comme chaque année dépassera la norme.
Et nous dirons alors, en brassant un peu l'air:
Ah! ciel! quelle chaleur! Ah! vivement l'hiver
Renée Jeanne Mignard
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Il pleut…..
Il pleut, nuages lourds, triste est le paysage,
Depuis deux jours le ciel a refermé ses yeux,
L’été n’est pas fini, mais l’automne emménage,
Adieu les aubes d’or, les rires et les jeux.
Il pleut! Que de maisons vides dans le domaine,
Résidences d’été, ouvertes quelques mois,
Elles se rouvriront pour la fin de semaine,
Et puis s’endormiront, bien longtemps quelquefois.
Il pleut…il pleut ! Le ciel ? Il n’est plus qu’un nuage,
Le jardin est noyé, les roses ont pleuré,
L’oiseau frileux se tait, à l’abri du branchage
D’un érable accueillant, au feuillage doré.
Il pleut….Ce vilain temps amollit le courage,
Pourquoi s’en désoler, il n’en est nul besoin
Paresser au contraire, et se montrer plus sage,
A quoi bon s’affairer, mieux vaut rêver un brin.
Il pleut…J’aime entendre la chanson des gouttières
Le flic flac de la pluie , allégro sur le toit,
Je ne m’en lasse pas, et des heures entières,
Je pourrais écouter, assise au même endroit.
Il pleut, mais dans mon cœur, c’est la grande lumière,
Je sais que dans huit jours, je pourrai te revoir,
Qu’importe le gros temps, puisque bientôt, j’espère,
Je serai dans tes bras…Alors, il peut pleuvoir.
Renée Jeanne Mignard
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Visions
Rien ne peut m’empêcher de rêver aux étoiles,
De cueillir une fleur, d’écouter un oiseau,
De voir pleurer le ciel quand il étend ses voiles,
De penser chaque jour que notre monde est beau.
Est-il plus doux parfum que celui d’une rose,
Au cœur de mon jardin, elle s’épanouit,
Pour le regard ému, est-il plus belle cause,
Que le soleil qui meurt, et sombre dans la nuit.
Ineffable moment à l’heure où je m’éveille,
Le firmament alors a d’étranges lueurs,
L’aurore qui renaît m’éblouit, m’émerveille,
A cet instant divin, plus de doutes, de peurs.
Vous étonnerez-vous si je dis que m’enchante
Le léger clapotis de l’averse, au printemps,
Un orage d’été me fait l’humeur plaisante,
L’automne d’or, l’hiver, me charmeront longtemps.
Je ne fais aucun mal, ne fais tort à personne,
En croyant à l’amour, à la sincérité,
Les tendres sentiments auxquels je m’abandonne,
Sont source de bonheur, et de sérénité.
Ce généreux bonheur qu’on se donne en partage,
Il n’est pas question de le garder pour soi,
Faire éclore un sourire à l’ombre d’un visage,
C’est un plaisir divin, c’est un acte de foi
Et je continuerai de rêver à l’étoile,
De planter des œillets, de nourrir un oiseau,
De contempler le ciel quand l’aube se dévoile,
D’écrire chaque jour que notre monde est beau.
Renée Jeanne Mignard
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Les bons conseils
Dans l’existence, il est je crois, des zones d’ombre,
Besoins insatisfaits, désirs inassouvis,
Chagrins, déceptions, et problèmes sans nombre,
Ecoute ces conseils, que parfois j’ai suivis.
Ne pas s’apitoyer quand le cœur est en peine,
Rester sourd à ses pleurs, oublier son émoi,
Penser plus sagement à l’eau de la fontaine,
Qui coule, coulera, bien longtemps après soi.
Fredonner un refrain, ébaucher un sourire,
Si de la solitude on doit se contenter,
Se dire qu’après tout, ce pourrait être pire,
Et qu’il est malvenu de trop se lamenter.
Bouter dehors l’ennui, si tant est qu’il vous pèse,
Devenir impassible, indifférente à tout,
Donner beaucoup de soi, pour se sentir à l’aise,
Mais rester vigilante, et discrète, surtout.
Cesser d’entretenir des rêves trop fragiles
Qui s’évanouissaient à la pointe du jour,
Croire aux petits bonheurs, plus simples, mais dociles,
Qui font belle la vie, et plaisant le séjour.
Regarder vers le ciel plutôt que vers la terre,
Toujours garder l’espoir d’un meilleur lendemain,
Si l’amour fait défaut, déplorer, mais se taire,
Même si désormais sera vide la main.
Dans l’existence, il est je crois, des zones d’ombre,
Besoins insatisfaits, désirs inassouvis,
Chagrins, déceptions, et problèmes sans nombre,
Ne suis pas ces conseils, qu’autrefois j’ai suivis.
Renée Jeanne Mignard
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Rondeau à l’hiver
L’hiver est là, le ciel s’enrhume.
Sous son épais châle de brume,
La campagne fait le gros dos.
Tombera la neige bientôt,
Voltigeant dans l’air comme plume.
Sur le toit la cheminée fume
Et la bûche qui se consume
Rougit l’âtre depuis tantôt.
L’hiver est là.
Pour l’heure, ainsi que de coutume,
Il faut que la lampe j’allume.
Ne l’éteindrai pas de sitôt.
Adieu, sans plus dire un seul mot,
Je vais aller soigner mon rhume
L’hiver est là.
Renée Jeanne Mignard
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Fin d’année
La nature grelotte au déclin de l’automne,
Que le vent plus hardi conduit à son trépas,
Le jardin frissonnant au repos s’abandonne,
Le ciel est menaçant, les nuages sont bas.
Pas un seul chant d’oiseau, la campagne est muette,
La rivière s’en va, indifférente à nous,
Le brouillard l’enveloppe à l’aurore discrète,
Sur ses berges, souvent, nous avions rendez-vous.
Les cloches de l’église au lointain carillonnent,
Nous disent qu’ici-bas renaît un nouveau jour,
Dans l’air soudain plus doux, des flocons tourbillonnent,
De joyeux cris d’enfants résonnent alentour.
.Je veux penser à ceux qui, dans la solitude,
N’éprouveront au cœur qu’amertume et regrets,
Ceux qui ne diront mot de la triste habitude,
De leurs pleurs, leur chagrin, garderont les secrets.
Les frimas seront là bientôt, l’hiver approche,
Peut-être verrons-nous de la neige à Noël,
Aux portes des maisons la couronne s’accroche,
Déjà des chants fervents montent vers l’éternel.
Nous goûterons la paix de cette douce trêve,
Chanterons le bonheur d’être tous réunis,
Avec la même foi, dans la joie et le rêve,
Pour garder souvenir de ces moments bénis.
Renée Jeanne Mignard
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"Paysage de neige" Fait à la souris par Irène Gendron
www.cirda.com

"Souvenir d'hiver" Photo de Renée Jeanne
Avant l’hiver
Se meurent les beaux jours, l’âpre hiver va renaître,
Surprise, ce matin, les toits étaient gelés.
Je suivais du regard, derrière la fenêtre,
Le ballet incessant des oiseaux affolés.
Ces jours derniers le temps faisait chanter l’automne,
Le soleil était haut, très haut dans le ciel clair,
Aujourd’hui, c’est fini, l’azur nous abandonne,
L’aquilon violent glace le fond de l’air.
Sous le baiser mortel va succomber la rose,
Hier encor elle était la reine du jardin.
Cruelle, sans pitié, la nature dispose,
Le parterre odorant est fané ce matin.
Sur l’Indre le brouillard lentement s’effiloche,
Sur la berge, là-bas, les arbres défeuillés
Lèvent leurs bras au ciel, comme pour un reproche,
Frissonnant sous le vent qui les a dépouillés.
Un voile cristallin recouvre la tonnelle,
La fontaine est muette, et le banc délaissé,
Nous y avions jadis planté la pimprenelle,
Le temps nous était doux, que vite il a passé.
Mais foin des souvenirs, de la mélancolie,
Je ne puis, grâce à Dieu, rester triste longtemps.
Je préfère penser aux beaux jours de la vie,
Quand aux roses d’avril fleurira le printemps.
Renée Jeanne Mignard
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Sonnet au bonheur,
Le jour va se lever, un jour pareil à l’autre,
Une faible lueur derrière le volet,
C’est l’aube qui s’en vient, l’aurore qui renaît,
Je sens grandir en moi l’amour que je fais nôtre.
Je ne veux pas ruser, jouer le bon apôtre,
Je veux être sincère, en tout état de fait,
Ne plus penser qu’à vous, chaque jour que Dieu fait,
Et tout donner de moi, de long temps déjà vôtre.
Il est vain je le crois, de chercher l’âme sœur,
De quêter jour et nuit le don d’un autre cœur,
Le sort capricieux n’en fera qu’à sa tête,
Qui vous est destiné saura vous rendre heureux,
Alors vous oublierez cette inutile quête,
Et vous vivrez enfin ce grand bonheur à deux.
Renée Jeanne Mignard
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Fidèle
Depuis que tu m’as dit je t’aime,
Je te l’ai redit tant et tant,
Je l’écris dans chaque poème
Que je relis, le cœur battant.
L’amour…Il est resté le même,
Je le fais rimer et chanter,
Je ne brode que sur ce thème,
Au risque de me répéter.
Si c’est le cas, eh bien, qu’importe !
Deux fois plutôt qu’une, c’est mieux.
La raison n’est pas la plus forte,
Dans notre parcours amoureux.
Ce parcours qui dit l’espérance,
La foi, le bonheur d’être deux,
L’entente, et puis la tolérance,
Le plaisir des tendres aveux.
Je n’ai pas cherché à te plaire,
Quand avant je t’aimais déjà,
Je prenais bien garde au contraire,
Que toi, tu ne le saches pas.
Nous aurions pu ne pas connaître,
Ce cri du coeur, l’embrasement,
L’élan fougueux de tout mon être,
Dans tes bras, à chaque moment.
Merci d’avoir toujours envie
De cet amour rimé souvent.
De ce qui n’est pas notre vie…
Autant en emporte le vent
Renée Jeanne Mignard
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"Un rêve" Création de Béa
www.jardindebea.be
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"Les marabouts " Photo de Pierre Coutreau
http://pierre.coutreau.free.fr
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Et comme de coutune, j'adresse mes sincères remerciements à mes amis(es) peintres et créateurs,
qui me permettent d'illustrer mes poèmes avec leurs oeuvres.
Les photos de Pierre Coutreau ont été réalisées au" Parc des oiseaux de Villard les Dombes."
"Terre céleste", la musique qui accompagne cette page, est bien entendu de Michel Pépé
http://www.michelpepe.com
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Les poèmes de Renée Jeanne Mignard sont la propriété de l'auteur. Tout usage quel
qu'il soit est interdit sans son approbation. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou des ayants droit est illicite et constitue un délit de contrefaçon passible de 3 ans de prison et 300.000 euros d’amende. (Code de la propriété intellectuelle)Loi du 11mars 1957

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