

Janvier 2007
"Coucher de soleil" -
Huile de Pierre Coutreau |
"Silence
du matin" - Oeuvre de André Julien |
"Matin magique" Création GIL - http://www.magiedescouleurs.com
Photo Renée Jeanne Mignard |
Sonnet à Dame Nature J’aime entendre au
printemps les pleurs de la fontaine, J’aime la neige au
bois, douillette sépulture, |
L’octobre Septembre s’est éteint. Voici venu l’octobre. L’horizon est moins bleu, le soleil tarde encor. Les jours se font plus courts. La nature plus sobre S’apprête à revêtir l’habit de pourpre et d’or. Au jardin engourdi les fleurs se sont fanées. Quelques roses pourtant nous offrent leur splendeur. Déjà de-ci de-là fument les cheminées. L’odeur des feux de bois me réjouit le cœur. Il pleut de temps en temps sur l’Indre qui paresse. Des mouettes parfois s’y reposent un brin. Les arbres jaunissants que la brise caresse Vont perdre leurs attraits jusqu’au printemps prochain. La pelouse est jonchée des feuilles des érables Qui sur le vert gazon achèvent de mourir. Dans les bois alentour, les chênes vénérables Vont se voir dépouiller avant que de périr. La brume tôt le soir s’étend sur la campagne. Quelques rosiers meurtris versent leur dernier pleur. La chanson des bergers s’est tue dans la montagne. Dame mélancolie alors étreint le cœur. Renée Jeanne Mignard |
Peinture de Hildegarde Carle - http://sites.rapidus.net.hildeg/
Photo de Jacqueline Savard - http://www.chezjacqueline.net/ |
Le vieux moulin - http://www.gallery2000.ca/
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Le vieux moulin Il ne chante plus la moisson promise. Nul ne se soucie de son sort cruel. Ses ailes blessées, tordues par la brise Servent de perchoirs aux oiseaux du ciel. Dans un trou du toit niche la corneille. Les volets disjoints claquent à tout vent. Le croqueur de grains, qui faisait merveille, Au fil des années se meurt lentement. Du temps qu’il vivait, au loin, dans la plaine, Les épis dorés dansaient au soleil, Et le très vaillant, sans reprendre haleine, Pas un seul instant n’était en sommeil. Qu’elle était jolie, la jeune meunière, Qu’ils étaient joyeux, les ris du meunier Se mêlant au doux chant de la rivière Et de la colombe en son pigeonnier. A son corps meurtri la ronce s’accroche. Ses ailes brisées se plaignent en vain. Témoin de son temps, émouvant reproche, Ce n’est qu’un moulin, un très vieux moulin. Renée Jeanne Mignard |
Provençale |
"La plage" - acrylique de Pierre
Coutreau
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Photo de Annick Trebern-Etienne - www.sciences.univ-nantes.fr/
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Arc en ciel |
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Le petit bois
Lorsque l’hiver
enfin a bouclé son bagage |
Clairimages - http://clairimage.ns5-wistee.fr
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| Le Hameau On aperçoit de loin, dans la campagne sage, Ses maisons ardoisées parmi les chants de blé. On y goûte à loisir, dans un doux paysage, Un silence profond, que rien ne vient troubler. Si ce n’est le matin, à la pointe du jour, Alors qu’aux alentours déjà fume la plaine, L’appel aigu d’un coq dans une basse-cour, L’aboi rageur d’un chien qui tire sur sa chaîne. On n’y voit pas d’enfants jouant à la marelle. Ils ont tous déserté, l’école était trop loin. Pourtant, au temps jadis, marchant en ribambelle, Ils s’en allaient gaîment tout le long des chemins. Cartable sur le dos, le goûter dans la poche, Ils cueillaient la prunelle ou le coquelicot. L’hiver comme l’été, le bruit de leurs galoches Du village endormi réveillait les échos. Ne cherchez pas le nom du hameau sur les guides. Depuis bien trop longtemps il vivote à l’écart. Si vous vous égarez, vous devrez tourner bride, Le chemin caillouteux ne mène nulle part. La venue du facteur rompt la monotonie. ll s’arrête un moment pour bavarder un peu. Le vendeur ambulant, marchand de fantaisie Propose ses trésors, simples et peu coûteux. Au début de l’hiver, tout le hameau s’anime. On accroche du houx aux portes des maisons. On fête la Noël d’un élan unanime. Pour ne plus se revoir qu’à la belle saison. Lorsque le soir descend sur la campagne sage, Le hameau fait sommeil parmi les champs de blé. Pour goûter à loisir, dans ce doux paysage, Un silence profond que rien ne vient troubler. Renée Jeanne Mignard |
Moncan - www.aurelle-verlac.com
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Hildegarde Carle - http://sites.rapidus.net/hildeg/
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Le sentier Je connais un sentier, au bord de la rivière, Que seule chaque jour je parcours en rêvant. Ce matin le brouillard couvre la roselière. L’automne est de retour, l’oiseau l’a dit au vent. Le site est calme et doux, ici pas d’idées folles. L’Indre y coule sereine, indifférente à nous. Un sandre quelquefois y fait ses cabrioles. L’onde s’agite un brin, quelques rides, c’est tout. Quand le temps est au bleu, tout le long de la rive, L’orme, le peuplier peint dans l’eau son reflet. Canards et poules d’eau voguent à la dérive. Quel charme pour les yeux, que ce tableau me plaît. Au miroir qui flamboie quand le couchant s’enflamme, Mouettes et courlis s’abreuvent chaque soir. Une barque sommeille. Il n’y a qu’une rame. Un seul pêcheur je crois la fera se mouvoir. Je connais tout de toi, mon sentier solitude. Je sais tes aubes d’or, tes pleurs, tes chants d’oiseaux. Ce sentiment de paix et de béatitude Quand la brise de mai caresse les roseaux. Promenade du cœur, balade familière Que je fais en rêvant, sans témoins, chaque jour. Le brouillard ce matin couvre la roselière. L’oiseau l’a dit au vent. L’automne est de retour. Renée Jeanne Mignard |
"Campagne" - Acrylique de Pierre
Coutreau |
"Justement ça" - Oeuvre de André Julien - http://www.lepinceaudart.ca |
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Je remercie tous les artistes qui m'ont permis d'illustrer mes poèmes avec leurs oeuvres.
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